AILE ne sait rien de moi

                           

                         mais moi, je sais tout d'elle -2017

 

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Editions ANTYA 

 

 

J’ai voulu rendre hommage à ma petite chatte DELI'CAT qui est partie au paradis de chats, l’été dernier, après 20 ans de vie commune.                                                           FH

A  MES  LECTEURS 

 

Ceux qui aiment les chats liront ce roman avec avidité. Les autres lecteurs découvriront la tendresse, la compréhension et l’amour incommensurable que nous prodiguent les chats.

 

C’est un livre très original qui se lit sur deux pages, en regard (comme un livre bilingue).

C’est un double monologue. AILE s’exprime sur la page de gauche (en caractères droits) ; à droite c’est la page de DELI'CAT (écrit en italique).

 

Deux versions des mêmes faits, deux interprétations : le monde vu par un humain et vu par un félin.

 

Parfois la pensée des deux personnages se rejoint.

 

Parfois c’est le même événement, le même instant partagé et analysé par l’une puis par l’autre.

 Françoise HAFFRAY


DÉLI’CAT
C’est elle qui m’a inspiré ce recueil d’anecdotes décrites avec humour et amour. Vingt ans d'amour. Oui, nous nous aimions, c'était une chatte douce, tendre, expressive et tranquille. Mais à travers les courtes histoires qui mettent en scène Déli'cat et sa maîtresse AILE, ce sont tous les chats que j'ai côtoyés : les mien(ne)s, ceux qui ont croisé mon chemin, ceux de mes voisins, de mes ami(e)s.. J'aime le calme des félins, leur façon de deviner les états d'âme des humains et de les accompagner dans les moments les plus graves de leur vie.
AILE : c’est le nom que Déli’cat a choisi pour sa maîtresse :
“ AILE, c’est le nom que je lui ai trouvé pendant la nuit alors que je la regardais dormir. C’est aérien et ça lui va bien. J’ai bien senti, quand elle m’a prise dans ses bras, hier, qu’elle avait beaucoup d’amour à donner. Moi aussi, ça tombe bien, je l’aime déjà.” (chapitre 3)
L’INTELLIGENCE DES CHATS
Les chats furent pour moi une découverte. Mes parents ne voulaient pas d’animaux à la maison. Quand j’étais adolescente, mon cousin Michel vint passer ses vacances avec notre grande famille et prononça une phrase qui semblait anodine mais qui raisonna longtemps dans mon inconscient : “Celui qui n’aime pas les bêtes, n’aime pas les Hommes!”. Je n’ai pris la mesure de ce dicton que bien plus tard, lorsque ma fille me ramena un chaton, donné par une de ses amies...
Le comportement de ce chaton devint, pour moi, un sujet de découverte et d’étude. Ce qui me frappa, de prime abord, fut l’extrême propreté de cette minuscule petite boule de poils, à peine séparée des mamelles de sa mère, qui rejoignait sa litière sans hésiter, à deux mois à peine ! Puis la routine : faire les mêmes choses, tous les jours aux mêmes heures ! Puis l’obéissance : comme un enfant, il fallut l’éduquer, lui interdire, le guider vers ce qui était permis et interdit, puis la récompense et la confiance... En retour, les ronrons, des pitreries pour amuser mes enfants, des galopades, des parties de cache-cache..., la tendresse !
Françoise HAFFRAY
Puis Déli’cat arriva...
J’avais perdu mon chat, je n’en voulais plus d’autre - trop de chagrin - et je répétais à qui voulait bien l’entendre, comme un défi : “...à moins qu’on m’offre le chat de Gourmet” (chapitre 2). Vous savez, ce magnifique spécimen qui descend majestueusement l’escalier pour vanter les mérites des boites de pâté de la marque bien connue. Ce chat représentait pour moi l’idéal félin - qui vaut une fortune et que je n’aurais jamais eu le moyen de m’offrir !
Vouloir cette divine créature était donc prétendre à l’impossible mais la vie en décida autrement et m’apporta ce merveilleux cadeau de la manière la plus incroyable qu’il soit. Le chapitre 2 est absolument authentique !
"... Dès que je la vis, elle bouleversa ma vie. Elle avait tout pour ensorceler les humains : ses yeux bleu turquoise, la douceur de sa robe blanche et surtout son extrême gentillesse. Déli'cat portait bien son nom.
“...Déli’cat a des yeux merveilleux et expressifs. Lorsque je plonge mon regard dans cet océan bleu turquoise, je m’imagine sur les rives d’une plage lointaine et chaude...” (chapitre 4)
LE TITRE :
Cette petite chatte était réceptive et devinait tous mes états d’âme :
“...Elle ressent mes humeurs... on dirait qu’elle me guette, qu’elle me surveille” (chapitre 4)
Et si AILE cherche encore à découvrir sa minette, Déli’cat connait tout de sa maîtresse et avoue :
“Il suffit de regarder ses yeux pour comprendre son humeur. Je lis tout dans son regard : l’amour et la rancoeur, le calme, la colère et le désespoir, la lutte et l’acceptation. Lorsqu’ils virent au bleu marine, je sais qu’une tempête envahit son âme.. et je cherche comment la réconforter... J’apprendrai à comprendre sa langue et son coeur et son âme car elle ne peut pas encore imaginer qu’AILE ne sait rien de moi mais moi, je sais tout d’elle (chap 4)

 

QUELQUES EXTRAITS DU ROMAN 

 

AILE ne sait rien de moi

 

                                                                                mais moi, je sais tout d'elle

 

 

Voici un extrait de mon roman qui se lit, comme je le précisais plus haut, sur deux pages, en regard.
Ce sont donc les mêmes aventures, décrites avec humour et légèreté, par AILE et par la chatte Déli’cat. Je vous livre une d’entre elles, à vous d’apprécier !
CHAPITRE 10
Version AILE. « Un jour, un ancien collègue de travail arriva de Paris sans même me prévenir. Je sus cacher mon étonnement mais Déli’cat, qui me connaît mieux que quiconque, a dû sentir que cette visite me déplaisait et le court séjour de cet ami se termina par un drame».
Version Déli’cat. « Tiens voilà un inconnu… A son air étonné je comprends qu’AILE ne l’attend pas mais l’accueil est pourtant chaleureux. Il entre et je le suis en tapinois, je file directement sous le fauteuil et j’observe… C’est un grand bonhomme ventru et son odeur me déplaît, de plus je sens qu’AILE n’est pas très contente de son arrivée impromptue, ça se voit dans ses yeux bien que ses paroles disent le contraire. Bien vite je sens son agacement et son ton se fait plus ferme. Que pourrais-je faire pour l’aider à sortir de cette situation ? ...
...Arrive enfin le soir. L’inconnu s’endort dans la chambre d’amis et je vais rejoindre AILE sur notre grand lit moelleux. Il est à l’autre bout de la maison et, malgré la distance qui nous sépare, je l’entends ronfler. Alors je pars en expédition punitive… Je monte sans bruit sur l’armoire près de son lit pour étudier le rythme de ses ronflements. C’est comme une chanson : deux vers courts et un long sifflement, toujours pareil. Alors, au bout d’une série de ce triste concert je saute sur son gros ventre… Il hurle et essaie de m’attraper mais se prend les pieds dans la descente de lit et s’étale de tout son long. Après les ronflements ce sont les insultes, les menaces, les jérémiades et les vociférations ! AILE arrive tout ensommeillée pour aider son copain à se relever… Je crois que j’y suis allée un peu fort ! »

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JOUR DE CHASSE : la même histoire
racontée par la chatte Déli'cat / racontée par sa maîtresse AILE

Version Déli’cat.

 

Depuis plusieurs jours j’observe un trou dans la terre juste sous une grosse pierre. Pas de doute, il y a de la vie sous ce caillou, j’ai même entendu plusieurs voix, alors j’attends avec patience mais détermination. Inutile de précipiter les choses, quand elles auront faim, elles sortiront. Sauf que je ne suis pas de permanence la nuit. Je suis sûre qu’elles sortent de temps en temps, j’ai flairé leur piste qui m’a menée jusqu’à la poubelle. Après une semaine d’observation, d’intuition et de relevés d’indices, je vois un petit museau, des moustaches et deux yeux malins qui sortent du trou puis disparaissent aussitôt. Bingo ! Ma patience et mes déductions ont donné des résultats. Si j’arrive à l’attraper, j’en ferai cadeau à AILE, ça lui fera plaisir. Je n’ai pas si souvent l’occasion de lui faire comprendre que je l’aime…

Version AILE.

 

Je la vois parfois en arrêt devant quelque chose d’imperceptible, elle observe avec une patience infinie pendant un très long moment sans bouger. J’aimerais savoir ce qu’elle attend. Parfois sa queue s’agite puis elle bondit. Joue-t-elle avec des insectes, se raconte-t-elle des histoires à faire peur ? En fait, je crois bien qu’après plusieurs jours d’enquêtes et filatures, elle a trouvé l’intrus. Elle me l’a apporté encore vivant et s’agitant dans sa gueule et l’a déposé à mes pieds, tel un trophée. Le prisonnier de guerre a tout simplement profité de cet instant pour s’évader et se réfugier derrière les meubles de cuisine… Tous les matins, depuis quatre jours, je trouve des petites crottes sur le plan de travail et je passe un bon quart d’heure à tout désinfecter. Déli’cat est prostrée sur sa chaise préférée, devant le four et fixe avec insistance un endroit bien précis. À mon tour, je regarde dans cette direction, et j’aperçois, sous le four, un tout petit mulot dont les yeux jaunes semblent me narguer.

 

 


Le chien d'à côté

 

Tous les jours je vais me balader dans les jardins avoisinants. Je suis toujours accueillie comme une princesse et mes copains me respectent comme telle. Je connais Pistou, le chat siamois de Stan et Sandy, mes amis d’à côté, des enfants joyeux et bien gentils, qui n’ont jamais essayé de me faire plonger dans la piscine comme c’est arrivé à Elvis. Elvis, c’est mon amoureux, on se retrouve souvent sous la rhubarbe pour papoter et se faire des câlins. Puis il y a Complice et Félix qui sont bien gentils mais qui dorment dans la rue et Doudou, un clébard tout petit et hideux qui a peur de tout et aboie pour n’importe quoi.

 

Hier, je voulu me venger de ce petit dragon. Je me suis cachée chez lui sous le massif d’hortensias et j’ai attendu patiemment que le chihuahua s’avance au plus près de moi pour lui faire peur. Il était bien affairé, une patte levée vers le tronc pour se soulager quand je me suis mise à souffler pour l’effrayer. Du coup, il s’est déséquilibré dans sa précipitation à vouloir m’échapper, alors je l’ai coursé.

 

Aussi malhabile que braillard, le Doudou a écrasé son affreux petit museau sur la potiche de soucis qui orne la terrasse de sa maîtresse et s’est mis à hurler à la mort. 

 

 

 

 

AMOUR PUR, ABSOLU ET INCONDITIONNEL 

 

Version AILE 

 

Je pense à tous ceux qui ont vécu dans cette maison et qui y sont toujours présents malgré leur départ. Des bons et des mauvais souvenirs que j’essaie de balayer sans y parvenir.

 

Certains m’accompagnent dans leur cadre doré, d’autres m’ont laissé tant de blessures que le cadre reste vide....

 

...Ma Déli’cat vient se blottir contre moi. Chose rare, elle insiste pour être sur mes genoux, elle cherche sa place, enfouit sa tête sous mon bras, se retourne et prend la position d’un  bébé couché  sur  le  dos puis, tendrement, allonge sa patte et caresse ma joue. Son regard est interrogateur et la voilà qui ronronne une sorte de berceuse pour calmer mon âme triste.

 

Impossible de ne pas sourire à ses manifestations de tendresse. Déli’cat ressent tout : mes joies, mes peines, mes humeurs, mes tracas.

 

Elle devine, elle ressent mes passions et mes doutes et m’offre sa tendresse en s’excusant déjà de ne pas pouvoir faire plus.

 

Amour pur sans espérer quelque faveur en retour, amour absolu et inconditionnel.

 

-       -  Que vais-je devenir, ma Déli’cat, lorsque tu seras bien vieille et que l’âge t’emportera ?

 

Version Déli'cat

 

Je sens bien qu’AILE n’a pas le moral parce qu’elle n’est pas aussi active qu’à son habitude. C’est sans doute à cause de la pluie !

 

AILE a laissé un album photo ouvert sur la table et j’y reconnais des visages connus. Mais il y a longtemps que je ne les vois plus chez nous...

 

Je m’approche doucement pour ne pas troubler ses pensées. Je veux qu’elle sache que je suis là pour la consoler. J’insiste pour qu’elle me prenne dans ses bras. Je pousse un petit  cri  dont  j’ai  le  secret  mais  ça  ne  suffit  pas  à détourner  ses  pensées.  Je  crois  voir sur sa joue une larme qui ressemble aux gouttes de pluie sur le carreau, alors je l’essuie avec le bout de ma patte et déjà AILE me sourit.

C’est pour AILE que je ronronne car je sens bien qu’elle a besoin d’être bercée et cajolée.

Je sais quand elle est triste, je sais quand elle est malade et qu’elle souffre : ses yeux bleu-du-ciel s’assombrissent, son regard s’éloigne vers des contrées inconnues et profanées dont je n’ai jamais entendu parler. Je sais que je ne pourrai jamais l’accompagner dans les voyages de son âme, je peux seulement essayer de la faire revenir au temps présent pour qu’elle oublie son passé tourmenté.

Alors je m’efforce de retenir son attention, je m’impose pour qu’elle m’accepte et je n’ai de cesse jusqu’à ce qu’elle me sourie… Je sais alors qu’elle est redescendue dans notre monde, celui des vivants.

 

-   -   Ne t’en va pas, AILE, même un instant, reste toujours avec moi.

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article de Jean-Luc Rousselet, correspondant pour Trignac à OUEST-FRANCE pour la sortie de

 

 

 

AILE NE SAIT RIEN DE MOI MAIS MOI,

            JE SAIS TOUT D'ELLE


 

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