FABERGE

 

 

 

Le palais Shuvalov (ou Chouvalov) à

Saint Petersbourg abrite depuis décembre 2013 un musée consacré aux 

œufs Fabergé.

 

 

 

 

 

 

 

  FABERGÉ Carl Gustavovitch  

 

                                                                                                                                     Joaillier de la Cour Impériale Russe.

 

 

 

 

Connu sous le nom de Karl Fabergé, né le 30 mai 1846 à Saint Pétersbourg, décédé en 1920 à Lausanne en Suisse.

 

Issu d’une famille protestante picarde émigrée en Allemagne, puis en Russie, à la suite de la Révocation de l’Édit de Nantes.    C’est en 1800 que son grand-père Pierre s’installe en Livonie à Perno et prend la nationalité Russe. Les parents de Karl installés à Saint-Petersbourg sont des bijoutiers joailliers, au talent assuré, dont la renommée n’est plus à faire à la cour de Russie. Le jeune Karl fait son apprentissage auprès des plus grands joailliers d’Europe allant en Angleterre, en Allemagne et de France en Italie. Il prend en main les destinées de la maison Fabergé en 1870, maison fondée par son père Gustave. En 1882 il reçoit la plus haute récompense, la Médaille d’or lors de l‘Exposition Pan-Russie.   Le tsar Alexandre III, lui accorde en 1884 le « Privilège de fournisseur de la Cour »

 Karl Fabergé le restera sous Nicolas II (couronné en 1896), la maison Fabergé a été reconnue également auprès des cours d’Angleterre, du Siam (Thaïlande depuis 1939), de Suède et de Norvège.  

 
À la suite de la Révolution le comité des employés de la coopérative K. Fabergé prendra la direction de la société en 1917.

Karl Fabergé est connu pour ses créations d’objets décoratifs raffinés : œufs, fleurs, bijoux, figurines, pendules etc… Il a en plus de sa prédestination artistique un grand talent de gestionnaire. Ses matériaux favoris sont les pierres semi-précieuses de l’Oural, comme la néphrite (sorte de jade), la bowenite, la rhodonite mais également le cristal de roche et l’agate, les émaux guillochés la plupart du temps sont réalisés avec des métaux nobles dont l’or de quatre couleurs (jaune, blanc, vert et rose). I

Il réalise dans la succursale de Moscou des objets de style panslavique.   On pense que près de 54 œufs impériaux furent réalisés par le joaillier commandés par le tsar Alexandre III à l’occasion des Fêtes de Pâques.   

Offrir un œuf est une tradition orthodoxe, tradition remontant à l’Antiquité mais il est chez les chrétiens le symbole de la résurrection du Christ. Une dizaine d’œufs impériaux a disparu, ou secrètement conservés par des collectionneurs anonymes.   

La première commande fut réalisé en 1885 : « L’œuf à la poule », offert par le tsar Alexandre III à son épouse l’impératrice Maria Féodorovna (épouse d'Alexandre II et mère de Nicolas II).            

Puis, chaque année Karl Fabergé a réalisé des œufs avec des surprises : pendules, automates etc.

De 1895 à 1916 il réalisa pour le tsar Nicolas II des œufs que ce dernier a offert à sa mère et des œufs offert à son épouse, l’impératrice Alexandra Féodorovna.  

 

En 1900, Karl Fabergé est médaillé de la Légion d’Honneur en France lors de l’Exposition Universelle, où il reçoit le Grand Prix et il est élu à l’unanimité : Maître de la Corporation des Bijoutiers de Paris.

La Maison Fabergé ouvre des filiales à Moscou, Odessa, Kiev et hors de Russie l’unique succursale à Londres, fournissant la famille royale et surtout la reine Victoria. Lors de l’Exposition de Stockholm, il est nommé « Fournisseur du Roi de Suède».

En 1908, le Roi du Siam nomme Fabergé joaillier et émailleur de la Cour. Fabergé est couvert de titres et de distinctions, le monde entier reconnait la maîtrise de son art. Les conflits politiques et sociaux de la révolution de 1917, mettent fin à ces « frivolités », et le trésor des œufs Fabergé est dispersé principalement en Occident.

 

Un grand nombre de pièces sont vendues plus tard en Occident, le milliardaire Forbes constituera la plus grande et légendaire collection de ces « œufs-joyaux. La Russie blanche se tache de sang.

 

En 1917, la Russie soviétique nationalise les ateliers et réquisitionne tous les biens de Karl Fabergé.

Karl Fabergé part pour la Suisse et tout espoir de retour sur sa terre natale s’effondre en juillet 1918, après le massacre de la famille impériale. Il décède à Lausanne le 24 septembre 1920.

 

Ses enfants l’enterreront auprès de son épouse dans le cimetière français de Cannes. Il restera le plus grand joaillier au monde jamais égalé. Grâce à la générosité et la persévérance de certains mécènes russes, une grande partie des objets précieux réalisés par Karl Fabergé ont été rachetés et sont revenus en Russie.

 

  • En mai 2009 a été inauguré un musée Fabergé à Baden Baden, ville ou Fabergé avait une maison .   Le collectionneur russe Alexandre Ivanov a décidé de faire en cette ville ce musée, il y présente une partie de sa collection, qui comprend près de 3 000 pièces. L’on peut encore de nos jours voir une plaque en russe sur façade de la maison ou vécu Fabergé. Clou de l’exposition, un œuf horloge réalisé pour le baron Edouard de Rotschild en 1902, avec un coq diamant qui ouvre ses ailes, ponctuant chaque heure.
  • En 2010 : grande exposition « Fabergé » à St Pétersbourg.
  • En 2010, s’inaugure à Genève la première boutique Fabergé depuis 1915, avec l'introduction d'une collection de cent pièces.
  • En 2012, un musée consacré à Karl Fabergé s'est ouvert à Moscou, concernant les œuvres de « Fabergé..
  • En 2013, Saint-Pétersbourg ouvre un autre musée au Palais Chouvalov, rue Sodavaïa.

Les ateliers de Peter-Karl Fabergé ne créaient pas seulement des œufs : Petit coffret avec le portrait de Nicolas II serti de diamants, Coupe à cruchon Horlogerie et objets divers habillage d'icônes Boîtes et étuis à cigarettes.

 

À l’aube du XXe siècle, Carl Gustavovitch Fabergé est à la tête d’un empire de luxe employant plus de deux cents personnes, comptant quatre filiales en Russie et une à Londres.


En quelques années, cet artiste exceptionnel a révolutionné l’orfèvrerie et transformé la bijouterie de son père en un lieu mythique où se retrouvent têtes couronnées et milliardaires de passage en Russie. En suivant l’ascension extraordinaire du jeune Carl Fabergé à Saint-Pétersbourg, à Londres et sur la Côte d’Azur, le lecteur plonge au cœur d’une époque en pleine mutation, à la vie artistique et culturelle foisonnante, aux idéaux sociaux et politiques exacerbés.

 

La maison de la famille Fabergé au 24, Bolchaïa Morskaïa à Saint-Pétersbourg comprenait un atelier, le bureau principal, les appartements de Karl et de son fils aîné Eugène, ainsi qu'une réserve : « La Chambre d'or de Fabergé » - un ascenseur où le maître et ses clients éminents conservaient leurs bijoux (d'une valeur globale de 7,5 millions de roubles en or). L'ascenseur blindé s'arrêtait entre le rez-de-chaussée et le premier étage, la cabine du coffre était électrifiée.

 

FABRICATION

 

Technique de champ-levé

Émaux cloisonnés = atelier à KIEV. Émail = pâte de verre +oxydes de métal, fondu à 300/600°. Le polissage les faisait devenir doux.

Importation en Angleterre avec estampillage CF

 

1885 / Il obtint le titre d’Orfèvre de le Cour, ce qui lui permit de frapper ses articles de l’aigle bicéphale

Edouard VII invita Fabergé à créer des modèles d’après les animaux domestiques de sa demeure de Sandringham.

On fit venir des artistes de Russie qui revinrent en Russie avec des maquettes. Un fois finis, les objets furent offerts à Alexandra

Objets : horloges, sonnettes, étui de cigarettes, flacons de parfum, boutons de manchettes, manches d’ombrelle, cadres, éventails, porte-calendriers, thermomètres,

Leopold Rotschild était un client important à Londres1882/ EXPOSITION à Moscou : médaille d’or

1887 / STOKHOLM : devint orfèvre du roi de Suède

1900 : exposition universelle il est membre du jury. Il reçut la Légion d’Honneur et fut nommé Maître des orfèvres de Paris

1903 : ouverture d’une filiale à Londres